Courrier des lecteurs :

 

Mon prédécesseur comme Président de l’ACAM, Pierre DAL SOGLIO, a bien voulu m’écrire ses impressions sur l’utilisation à outrance de l’écran informatique et d’Internet. Je ne suis pas loin de penser comme lui. Aussi, comme il a souvent écrit sur les travers de la civilisation moderne, m’empresserai-je de vous communiquer ses pensées.                                                                                                        

Roger LAFONTA 

 

Une lettre de Pierre DAL SOGLIO, Rédacteur en chef de l’Atterrissage.

 

« En prenant connaissance du dernier numéro du bulletin, j’ai découvert avec étonnement que, pour des prétextes « écologiques », le bureau avait l’intention de changer le mode de diffusion du bulletin.

Je vous fais part de ma complète opposition à cette mesure et je pense qu’avant de l’appliquer il serait sage d’interroger les adhérents pour savoir s’ils l’acceptent.

 

Mon refus a plusieurs raisons :

1°- Une raison finalement secondaire mais importante, qui est d’ordre physique, car du fait de ma très mauvaise vue, j’ai de grandes difficultés pour lire sur écran et cela me fatigue inutilement.

2°- C’est une raison plus profonde dont vous trouverez les prémices dans mon dernier édito sur le progrès.

3°- Je suis réfractaire à Internet, qui est à coup sûr un outil formidable dont on peut tirer des applications bénéfiques incontestables, mais qui comporte, comme toujours, des dérives et des contreparties négatives dangereuses.

Ainsi, si on emboîte le pas sur la mode actuelle pour ne communiquer que par informatique, on peut être certain que, insidieusement et à terme, on va constater la disparition progressive de la presse écrite quotidienne et hebdomadaire, ce qui a déjà commencé. De la même façon, on voit aujourd’hui beaucoup de réseaux se constituer, certains pour des jeux comme le poker, ou bien pour des clubs de rencontres pour trouver un ou une partenaire, cela est vraiment très romantique. Parallèlement, on voit apparaître des agences de voyages sur Internet qui expédient leurs clients au bout du monde et qui, après avoir encaissé les droits d’inscriptions, disparaissent.

Je trouve qu’Internet et les modes de communication informatique déshumanisent les relations. La lecture d’un texte sur papier, avec le contact physique qu’il représente, est porteur souvent d’une émotion qu’on ne retrouve pas sur un écran d’ordinateur. Je préfère recevoir une lettre manuscrite qui révèle à l’examen de l’écriture les sentiments de votre correspondant au moment où il l’écrit.

Je continue à penser que notre époque est le début d’une période de décadence et de régression, ce qui est un comble.

Si la majorité de nos adhérents se déclare – par écrit – favorables au changement du mode de diffusion du bulletin, j’en tirerai démocratiquement les conséquences et j’abandonnerai la rédaction en chef du bulletin que j’ai créé, je le rappelle, mais que je ne pourrai plus contrôler.

Je ne me fais pas de souci car vous trouverez sans doute facilement un plus jeune que moi. J’ai dépassé les 75 ans. Peut-être que certains me trouveront vieux jeu mais, à mon âge, je revendique mes choix. »

Pierre DAL SOGLIO

Au conseil d'administration du 17 juin 2008 il a été décidé de ne plus diffuser par la poste, les comptes-rendus, les flash-infos et les bulletins « L'Atterrissage », aux membres qui ont communiqué leur adresse de messagerie internet à notre association. L'objectif est double : réduire les frais d'envoi postaux d'une part, et, participer autant que faire se peut à la sauvegarde de notre planète d'autre part.

Il est rappelé à cette occasion :

- que les membres qui n'ont jamais communiqué d'adresse de messagerie à l'ACAM ne sont pas concernés  (à ce jour 58% des membres) ; l'ACAM communiquera toujours avec eux via des documents papier envoyés par la poste.

- que les membres ont accès à leurs données personnelles sur le site internet de l'ACAM et qu'ils peuvent supprimer tout simplement leur adresse de messagerie s'ils ne souhaitent pas participer aux objectifs cités ci-dessus.

- qu'il est toujours possible d'imprimer les documents à partir du site internet de l'ACAM ce qui permet au moins d'atteindre le premier des deux objectifs.

- que, chaque fois qu'un nouveau document est installé sur le site internet ACAM, les membres ayant communiqué leur adresse e-mail sont prévenus aussitôt par un courriel personnel.

Nous attendons vos commentaires éventuels…. A vos plumes !

 Jean-Claude OSCHÉ

Page 5


Rubrique « Porte-Plumes »

 

Voir Angkor, … encore et encore.

 

Un rêve de voyage réalisé en janvier 2008.

 

Pour savourer notre plaisir au plus tôt nous choisissons de nous introduire dans le Royaume du Cambodge par Siem Reap, petite ville du nord du Cambodge située à 5 km d’Angkor, la capitale de l’ancien empire Khmer.

 

Bientôt 17 h que nous avons quitté la France. Après une escale à Bangkok nous atterrissons à Siem Reap de bon matin.  Nous descendons la passerelle de l’avion dans une bouffée d’air chaud. La lumière est laiteuse, tout est calme, tranquille, fleuri. Nous sommes au Cambodge et le ton est donné : courtoisie, patience, et… discipline. L’accueil est discret, un certain silence règne devant les comptoirs où nous attendons patiemment notre visa de séjour.  L’accueil à l’hôtel est conforme aux usages du pays : sourires et saluts les deux mains jointes devant la poitrine. Nous traversons avec délices la fraîcheur des jardins de l’hôtel, les salons, les chambres donnant sur de larges galeries aérées, vestiges des constructions de la période coloniale.

L’après-midi, une écrasante touffeur nous surprend instantanément lorsque nous sortons dans la rue.  Le tuk-tuk, moto-taxi tirant une voiturette à deux places, reste le transport le plus exotique. Des taxis sont en stationnement devant l’hôtel : les voitures qui ont le volant à droite sont achetées en Thaïlande, celles avec le volant à gauche viennent du VietNam.  Nous préférons la ballade en tuk-tuk.

 

Siem Reap est une petite bourgade agréable, toutefois les nombreux hôtels récemment construits dévoilent une activité due au développement du tourisme. Le Cambodge, paralysé pendant vingt ans, tente de rattraper un retard visible comparé au développement d’autres pays en Asie du sud-est. La ville est attrayante et animée. Virith, le chauffeur, nous emmène le long de la rivière Siem Reap bordée de maisons d’habitation sur pilotis. La végétation est très présente ; sur le bord de la route elle est couverte de terre rouge. 

Traversant des ponts et un dédale de ruelles nous parvenons aux Chantiers-écoles où la sculpture, la couture et le tissage sont enseignés à des orphelins. Des sculptures en pierre ou en bois, des ouvrages en soie sont proposés à la vente. Les prix affichés sont en dollars !  La monnaie américaine est couramment admise, et ce, quel que soit l’achat. Le riel, la monnaie du pays, est surtout utilisé dans les zones rurales.

 

 

 

En passant devant une propriété animée, Virith précise qu’il s’agit d’un centre tenu par des moines avec un temple et une école. Les élèves portent l’uniforme : bleu avec chemise blanche. Les enfants vont à l’école lorsque les parents ont des ressources. Sinon, et dans le meilleur cas, les parents privilégient les garçons au détriment des fillettes qui doivent alors aller travailler dès leur plus jeune âge. 

Direction le marché couvert. De nombreuses boutiques y sont serrées, chacune dans un espace de 4 à  6 m² bondé du sol au plafond. Tout y est : les vêtements, les chaussures, les victuailles, les salons de coiffeurs, le quartier des bijoutiers et des antiquaires. Les allées sont étroites et nous tournons en rond… Virith nous recommande un restaurant pour déguster les spécialités de la cuisine cambodgienne et tout particulièrement l’amok, savoureux plat de poissons cuisinés avec de la noix de coco.                                                                                                    

 Page.6


 

Le site d’Angkor avec ses 300 temples dispersés dans la forêt, s’étend sur 42000 ha ; il faut quelques jours pour en visiter les principaux. Les étrangers doivent être accompagnés par un autochtone pour s’introduire sur le site. Soan, notre conducteur pour cette journée nous emmène dans son tuk-tuk à Angkor Vat.

 

En cours de route, un orage tropical s’abat sur nous. Une fillette trempée jusqu’aux os nous propose, moyennant deux dollars, un imper avec capuche en plastique transparent rose ou jaune qui nous couvre jusqu’aux chevilles.

 

Angkor Vat, reconnaissable à ses cinq tours en formes de fleurs de lotus, est un des monuments religieux les plus imposants jamais réalisés. L’ensemble s’étend sur 80 hectares, l’équivalent par ses dimensions de la Cité interdite de Pékin. La longue chaussée-digue semble nous transporter vers ce lieu peuplé de statues de bouddhas, de divinités, de nagas  - serpents aquatiques sacrés, de singha - lions montant la garde, ainsi que de bas-reliefs qui relatent des batailles ou des légendes du dieu Vishnu.

 

Le ciel projette par instant des éclats de lumières, la terre trempée devient un miroir animé de couleurs claires et sombres. La forêt alentour ajoute au charme de cet endroit prodigieux.

En cherchant une dernière fois le meilleur angle de photographie à l’ouest du temple-montagne, nous entrevoyons à notre grande surprise un autel de fortune en toile rouge, avec des statues de bouddhas installées devant des offrandes de fruits et de fleurs. Plus loin, masqué par la végétation, un ensemble de bâtiments décorés dans le style architectural khmer. Tout est calme, fleuri, bien entretenu ; un panneau nous avertit qu’il s’agit d’un orphelinat. Nous entendons la musique qui s’échappe d’un temple. Après une brève incursion, et dans la crainte d’en troubler la tranquillité, nous quittons avec regret cet endroit paisible.

 

 

 

En route pour l’un des plus beaux temples : Ta Prohm, abandonné à la jungle envahissante, fascinant par l’enchevêtrement des sculptures et de la végétation que nous devons parfois escalader. L’effondrement des blocs de pierre et les arbres immenses confèrent au site une atmosphère d’abandon sauvage, de mystère.

 

La ville d’Angkor avait une population dense et un important besoin en eau, d’où la création d’un remarquable système d’irrigation : les lacs artificiels ou barays  alimentés par les cours d’eau et les crues de la mousson étaient reliés entre eux par un réseau de douves et de voies d’eau. Il suffisait d’ouvrir une digue et les rizières étaient inondées qui pouvaient assurer jusqu’à trois récoltes de riz par an !

 

Devant le coucher de soleil sur le lac de Srah Srang nous faisons plus ample connaissance avec Soan.  Chaque jour, le matin très tôt avant de se rendre à son travail, il suit des cours de français. Les guides francophones deviennent rares avec les années, la plupart des Cambodgiens de même âge apprennent l’anglais. Dans la soirée Soan nous présente sa fiancée qui est masseuse au célèbre « Grand Hôtel ». Ils ne pourront se marier qu’après avoir mis suffisamment d’argent de côté pour se loger ; l’atteinte de cet objectif est difficile et demande du temps. Le moment venu, il sera essentiel de choisir le « jour » propice à cet événement. Dans la coutume du pays, les convives contribuent aux frais de la fête. Les personnes invitées qui ont les moyens de participer acceptent alors d’aller au repas du mariage.

 

Page 7


 

Notre séjour à Siem Reap se poursuit avec Mr. Voen. Il parle couramment le français et il est intarissable sur l’art Khmer et l’histoire de son pays.   C’est en sa compagnie que nous avons caracolé parmi ces endroits les plus étonnants de beauté et de majesté comme la vaste cité royale d’AngkorThom et le fameux temple du Bayon aux 172 visages gigantesques sculptés, souriant sous leurs paupières mi-closes.

 

Les rencontres fortuites, tels ce groupe de musiciens invalides jouant des airs traditionnels, ou ce jeune dessinateur infirme vendant ses œuvres aux touristes sont les marques encore vives et visibles de la guerre des Khmers rouges. Mr. Voen raconte cette période,  la douleur, les ravages causés et les grandes difficultés du pays qui ne peut survivre sans l’aide internationale. Des sociétés de pays voisins investissent au Cambodge. Quel étonnement d’apprendre que le site d’Angkor, ce magnifique patrimoine national, est géré par une société étrangère sans que les cambodgiens n’en retirent avantage.

Cette quasi immersion dans l’art Khmer nous a entraînés durant des heures, via le temple de l’épée sacrée du Preah Khan, à l’étang Neak Pean, au très joli temple en ruine de Ta Som, jusqu’à Roluos, l’antique capitale du IXe siècle, et ses trois sanctuaires hindous encore debout : le Preah Ko, le Bakong et le Lolei.

Ici, à Roluos de si bon matin, en pleine campagne à 16 km au sud-est d’Angkor, nous ne voyons pas de cars de touristes. Nous entendons de la musique traditionnelle ; une assemblée d’hommes et de femmes assis à même le sol, écoutent poliment et attentivement un moine qui dispense ses conseils à de futurs époux.

 

Nous convenons d’aller sur le lac Tonlé Sap et de déjeuner en route avec Mr. Voen et le chauffeur. Assis sur une natte dans une maison sur pilotis au bord d’un canal, nous apprécions cette pause et le délicieux repas composé de poisson grillé péché dans le lac, de riz du pays et de quelques fruits.

Le Tonlé Sap est un lac d’eau douce relié au Mékong par le fleuve Tonlé Sap.  Durant la crue du Mékong, les eaux se déversent sur le fleuve Tonlé Sap et inverse son cours ;  le lac augmente de volume, inonde les berges et couvre jusqu’à plusieurs fois son périmètre. Ce phénomène naturel favorise la culture du riz et participe à créer une zone de pêche très importante.

 

Dernier jour, excursion à Kbal Spean à 45 km de Siem Reap. A travers la forêt silencieuse, nous faisons une heure d’ascension vers la rivière aux Mille Lingas : cours d’eau sacré abritant des lingas - symboles du dieu Shiva - et des divinités sculptés dans le grès du lit de la rivière.  Les chutes d’eau, la lumière et la végétation créent un décor enchanteur.  Ne dit-on pas que les rois venaient se baigner dans cette eau sacrée !

 

      

 

Il est 18h, le soleil se prépare à se coucher sur le grès rose du temple de Banteay Srei, merveille d’architecture, aux frontons et aux linteaux finement ciselés de démons et de guirlandes florales.    

C’est là  que  prend fin notre séjour à Angkor.

Après un périple dans la province de Battambang, un détour par le bord de la mer et dans la capitale Phnom Penh, nous parvenons enchantés, au terme de ce voyage dans ce pays si attachant. On l’a entendu dire aux informations, prochainement la Chine va exploiter du pétrole au large des côtes du Cambodge,  dans le golfe de Thaïlande. Il faut espérer que les cambodgiens en auront quelques retombées intéressantes et qu’ils pourront ainsi retrouver le sourire serein des célèbres sculptures du Bayon !                                                                            Elvire GARCIA

Page 8


 

 

MINI-CROISIÈRE SUR LA SEINE

le 23 septembre 2008

            Nous nous sommes retrouvés à treize pour embarquer sur l’un des « Bateaux Parisiens » quai Branly, au pied de la Tour Eiffel. La journée était belle et ceux qui étaient venus en voiture l’avaient laissée au pied de la passerelle. Les amarres larguées nous voguâmes sur une Seine calme. Une charmante hôtesse nous commentait les monuments que nous apercevions sur les berges et nous contait les anecdotes liées aux ponts que nous rencontrions. Mais le brouhaha occasionné par les conversations des convives (un groupe voisin venu du sud de la France était pas mal éméché) et la dégustation des plats ne nous permirent pas d’écouter sereinement les propos de la guide. Nous percevions des bribes : coupole académique, pont au change, conciergerie, Louis XVII, Notre Dame, Louvre, allée des cygnes, Mirabeau. Mais le repas était bon, et l’ambiance excellente. Nous n’avons pas eu à déplorer davantage de mal de mer que sur le canal de Briare.

Roger LAFONTA

 

 

 

Photos : Roger CARON

-----oooOooo-----

 

 

 

Page 9


ENQUETE  « Sorties-Voyages »

 

L'ACAM organise des sorties pour ses membres, une enquête est ouverte depuis juillet 2008 afin de connaître les souhaits des membres et préparer le planning 2009, et les suivants.

A ce jour, sur les 140 membres ACAM, 29 ont répondu à l'enquête (15 en ligne, et 14 par la poste).

Ceux qui ont déjà répondu peuvent modifier leurs réponses (l'enquête est permanente), ceux qui n'ont pas encore répondu peuvent encore le faire (soit avec le formulaire ci-après, soit directement sur le site internet de l’ACAM).

A l'assemblée générale du 17 mars 2009 un tirage au sort des réponses sera réalisé et un cadeau sera offert à l'heureux gagnant.

 

Résultats de l’enquête au 20/11/2008

 

 

 

 

 

 

 

Destination Voyage

nb

 

 

 

 

 

1

Vienne (Autriche)

6

 

 

Type de sortie

nb

 

2

Prague (Tchéquie)

3

 

1

Musée

16

 

3

Lisbonne (Portugal)

2

 

2

Théatre

10

 

4

Pays de la Loire

2

 

3

Visite de château

9

 

5

Corse

2

 

4

Déjeuner-spectacle

5

 

6

Poitou-Charentes

2

 

5

Exposition

5

 

7

Alsace

2

 

6

Parc

5

 

8

Dublin (Irlande)

2

 

7

Visite d'entreprise

4

 

9

Londres (Royaume-Uni)

2

 

8

Voyage

29

 

10

Berlin (Allemagne)

2

 

 

 

 

 

11

Amérique

2

 

 

 

 

 

12

Asie

2

 

 

 

 

 

 

 

Page 10