VOYAGE DE TROIS JOURS EN BELGIQUE

Raconter en quelques lignes les trois journées, bien remplies, de nos visites de BRUXELLES, GAND, BRUGES et ANVERS est une gageure que je ne relèverai pas, aussi je recommande à tous ceux, qui ont accès au site Internet de l'ACAM, de lire le compte-rendu très documenté qu'en a fait notre Président. Je me limiterai à un résumé d'une Histoire belge.

 

Photo prise au Musée de l'Automobile de Bruxelles, lors de notre dernier repas, avant de nous rendre dans les bâtiments des instances européennes

Si la Belgique n'a déclaré son indépendance qu'en 1830, nos guides successifs ont pris plaisir à nous rappeler tous les liens historiques de nos deux pays en commençant par César qui conquit la Gaule Celtique jusqu'au Rhin, puis Clovis, qui créa de nombreuses abbayes dont les moines eurent un rôle très actif sur l'environnement et Charlemagne, Empereur d'Occident, la première esquisse d'une Europe occidentale unifiée. Malheureusement le traité de Verdun, en 843, partagea cet Empire entre ses trois petits-fils. Le roi de France Charles le Chauve récupéra la rive gauche de l'Escaut. L'autre rive, celle d'ANVERS, échut à Lothaire. Ce lointain partage est encore tangible aujourd'hui : à gauche et jusqu'à la Flandre française, les grandes cités construisirent des beffrois. En Lotharingie, il n'y en a pas.

Le mariage de la fille du dernier comte de Flandre en 1369 avec Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, réunit ces deux régions. L'accès à la mer du Nord (Bruges est face à l'estuaire de la Tamise), les liens avec le centre de l'Europe de l'Ouest, l'élevage des moutons de prés salés et la culture du coton à la source d'une industrie textile florissante, permirent à la Flandre, unie à la Bourgogne de devenir l'état le plus riche d'Europe. Au XVème siècle, Bruges avait 50 000 habitants, autant que Paris. Malheureusement les Brugeois commirent une faute impardonnable . Ils séquestrèrent Maximilien d'Autriche, qui avait voulu augmenter la pression fiscale. Ce dernier se vengea en abolissant les chartes favorables au commerce et en déplaçant à Gand tous les diplomates étrangers, qui soutenaient l'import-export de leurs commerçants. En quelques dizaines d'années Bruges périclita au profit de Gand et surtout d'Anvers.

Charles Quint naquit à GAND en 1500 et élevé en Flandre il fut avant tout un prince de Bourgogne. L'habile politique matrimoniale de son grand-père paternel Maximilien d'Autriche, époux de Marie de Bourgogne, va le porter à la tête d'un empire immense. Très jeune, il cumule les titres : empereur du Saint Empire romain germanique, prince des Pays-Bas, roi d'Espagne et roi de Sicile.

Page 3