L’ATTERRISSAGE

 

N°26 – Janvier 2008

 

             BULLETIN DE L’
                   
ASSOCIATION DES ANCIENS
                           
CADRES ET
                                   
ASSIMILÉS DES SOCIÉTÉS
                                          
MESSIER

Si vous voulez : -  Ecrire au bureau : bureau@acam.asso.fr
- Consulter le site internet ACAM : http://www.acam.asso.fr

 

EDITO

 

Le progrès

Vivons nous dans une société en progrès ? Si la question est simple, la réponse n'est pas évidente. Si l'on considère la technique, la réponse est évidemment oui. En revanche si l'on regarde l'utilisation faite des nouvelles technologies, on est pour le moins dubitatif. L'art de vivre que nous ont légué nos anciens est de plus en plus grignoté par les nouvelles conventions au détriment des valeurs traditionnelles de notre société.
Il n'y a pas si longtemps un concierge connaissait tous les habitants de son immeuble, ce qui créait une petite communauté. Maintenant c'est souvent un digicode qui le remplace. Est-ce un progrès ? A l'usage, et pour ma part, j'en doute.
Avec le téléphone portable sont apparus les « sms », dont on constate les effets négatifs pour beaucoup de nos jeunes qui sont incapables de rédiger une lettre avec une orthographe correcte. Là encore, est-ce un progrès ?
Autre exemple : la mode est aux écrans de télévision plats, haute définition. Certes, la qualité de l'image est bien meilleure mais est-ce un progrès pour la qualité des programmes diffusés ?
Désormais pour communiquer avec les divers organismes, dont nous dépendons, il est de plus en plus rare de tomber sur des standardistes capables de nous orienter immédiatement vers le bon interlocuteur. Est-ce un progrès de tomber sur un serveur vocal qui vous dit : « Tapez 1, ... puis tapez votre numéro de ..., numéro que vous n'avez, bien sûr, pas sous les yeux. Il faut donc recommencer le jeu de piste et pendant tout ce temps là, la facturation du téléphone défile ! Pourquoi cette évolution de la société ? Mais pour une question de rentabilité financière. Ainsi l'argent s'installe partout au détriment des relations humaines.
En conclusion, si on n'accepte pas cette lente dérive, il est impératif de réagir vigoureusement pour restaurer une échelle des vraies valeurs dans le cadre des associations et auprès de nos élus.
Je vous invite à me faire part de vos réactions sur ce sujet dans le courrier des lecteurs du prochain bulletin.

Pierre DAL SOGLIO  

 

 

LE MOT DU PRÉSIDENT

 

 

En cette fin d'année, je me sens morose. Ce n'est pourtant pas l'arrivée des frimas qui me rend ainsi, ni le fait que les bleus n'aient même pas gagné la petite finale. Ce ne sont pas d'avantage les grèves dans les transports publics, n'ayant plus l'obligation de me rendre à mon travail aux heures de pointe. L'augmentation du prix de la baguette ? J'en mange moins pour ne pas grossir. Alors celui de l'essence ? Il parait que c'est un bien pour l'amélioration de la couche d'ozone.
Non, ce qui me rend d'humeur aussi chagrine c'est que nous n'avons plus de PDF (Première Dame de France). Nous sommes un peu orphelins. Les sourires de Cécilia, même rares, nous auraient aidés à encaisser les dures réalités des réformes préparées par l'équipe de son mari. Et avez vous songé aux problèmes posés au Protocole lorsqu'il s'agit de trouver qui placer à la droite de l'invité de marque dans une réception officielle.
C'était la PDF qui animait le Noël des petits à l'Elysée. Tout le monde a en mémoire l'omniprésence à ces festivités de Tante Yvonne ou d'Anne-Aymonne, qui intervenaient sur le choix des jouets à offrir. Comment cela va-t'il se passer maintenant ?
Ah la dure réalité des dernières campagnes présidentielles en France ! Les couples célèbres (Ségolène et François, Cecilia et Nicolas), se sont brisés face aux besoins d'ubiquité des candidats. Auparavant, les femmes des présidents montraient plus de patience face à l'adversité. Pour combien de temps seront nous privés de PDF ? Et supposons qu'en 2012, Monsieur Delanoé remporte les élections. Aurons-nous un PHF (Premier Homme de France) ?
Mais trêve de billevesée ! Mon archange et Saint-Patron, Gabriel, (je sévis toujours dans l'arme des Transmissions), celui qui fait les annonces les plus inattendues, est venu me réconforter et m'a susurré qu'une certaine brune, Carla, pourrait très vite venir remplir ce vide constitutionnel, en apportant avec elle le charme et la beauté. Comme quoi, tout finit en chansons.
En conséquence, j'espère que vous aurez passé de très bonnes fêtes de fin d'année et je souhaite à tous que l'année 2008 vous apporte beaucoup de bonheur, entourés des êtres qui vous sont chers, et qu'elle vous maintienne dans une santé des plus florissantes pour vous permettre de participer activement à nos voyages et à nos sorties.
 

Roger LAFONTA

 Page 1