Nous pouvons alors « approcher », tout est relatif, des équipes chargées de l’aménagement intérieur des parties traitées dans ces halls.

            Nous avons vu manœuvrer des chariots, pour mettre en place les parties construites dans d’autres sites européens. Nous avons même aperçu, dans le ciel de Saint-Nazaire, le Bélouga qui les transporte.

            Soirée de détente avec le repas pris à l’hôtel.

 

            Dernier jour

            Le petit déjeuner pris, les « covoituriers » reprennent leur fonction et nous ramènent à Escal’Atlantic, pour une visite libre de leur « paquebot » (Musée de la Transatlantique), reconstitué dans les fameux sas où les sous-marins étaient stockés.

            Nous découvrons, alors, ce qu’était une croisière à l’époque mémorable de transatlantiques. Un écran géant restitue le départ de Saint-Nazaire, la vie sur les ponts, en mer, et l’arrivée à New-York dans les années 1920.

            Le luxe des cabines mises à disposition des « nantis », contrastait avec les cabines où 16 migrants, en partance pour le nouveau monde, étaient entassés dans ds conditions épouvantables ! Cet univers, datant de moins d’un siècle, est aujourd’hui révolu ; les croisières actuelles transportent des touristes en voyage d’agrément.

            A la sortie, le restaurant et le bar, reconstitués, d’un paquebot de cette époque, nous attendait pour prendre une boisson en fin de visite.

 

            Le déjeuner est pris en bord de mer dans un environnement où Jacques TATI est représenté par une statue, en bronze, grandeur nature.

 

            L’après-midi, nous prenons la route de Guérande, pour une visite de la ville, avec Annick, notre guide du premier jour, qui nous fait découvrit la ville fortifiée, avec moult commentaires.

 

            Après cette dernière visite, chacun des participants a retrouvé son chauffeur pour prendre la route du retour.

 

            Michel VIDEAU

 

 

 

 

SOUVENIRS D’ORIENT

 

 

            Notre collègue Guy CHARLES, qui a été amené à beaucoup voyager dans la dernière partie de sa vie professionnelle, nous l’annonce sans ambiguïté : « Ce sont les souvenirs les plus drôles (ou insolites !) de cette période, que j’ai décidé de mettre par écrit avant qu’ils ne s’effacent ». Cet épisode s’intitule :

 

Tourisme à Bombay

 

        Bombay n’a que très peu de lieux touristiques. On peut visiter la maison de NEHRU, sans grand intérêt, malgré son agencement : photos de NEHRU, enfant en bas de l’escalier, prenant de l’âge à mesure qu’on monte les marches.

        Beaucoup mieux sont les grottes de l’île d’ELEPHANTA, mais accessibles par plusieurs centaines de marches. Il y a bien en bas des chaises à porteurs, mais ceux-ci sont tellement squelettiques qu’on préfère monter à pied.

        Il y a le lavoir à ciel ouvert où des centaines d’hommes pataugent dans une eau tellement café au lait qu’on se demande comment les draps de l’hôtel peuvent être si blancs.

        Enfin les « Jardins suspendus » qui n’ont d’autre intérêt que de connaître leur origine : une certaine catégorie d’indiens ne veulent être ni enterrés, ni incinérés, mais déposés dans des « tours du silence » avec des ouvertures permettant aux corbeaux de venir se ravitailler. Je n’en ai jamais vu de plus beaux qu’en Inde. Ils se promènent partout mais ne sont pas agressifs ; si vous êtes assis sur un banc et qu’un corbeau s’approche, il suffit de bouger un peu pour qu’il réalise que ce n’est pas encore l’heure. Comme les indiens, ils sont patients.

        Pour en revenir aux « Jardins suspendus », ceux-ci se trouvent en fait sur une dalle en béton recouvrant un réservoir d’eau alimentant Bombay.

       A l’origine ce réservoir d’eau était à ciel ouvert, mais il arrivait que les corbeaux, après s’être repus dans une tour du silence voisine, en repartent avec un morceau dans le bec pour ravitailler leurs enfants ou comme casse-croûte pour la route. Et il arrivait aussi, que bien qu’il n’y ait pas de renard en vue, ils ouvrent un large bec et laissent tomber leur proie dans l’eau … .

        D’où épidémies pour les buveurs dont une partie des morts était destinée aux tours du silence d’où accroissement de la population des corbeaux… . Il fallait arrêter cette spirale infernale, d’où la dalle en béton.

 

            Guy CHARLES

 

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