VOYAGE A SAINT-NAZAIRE : La visite des GEANTS

 

            Le voyage à Saint-Nazaire, du 4 au 6 octobre 2005, préparé depuis plusieurs mois, s’est déroulé sous un soleil radieux. Mais la grève SNCF du mardi 4 a nécessité d’organiser, au dernier moment, un covoiturage, la veille, pour assurer le transport de tous les visiteurs.

 

            Premier jour

            Un 16ème participant nous a rejoint pour effectuer les visites de cette journée.

            Nous nous sommes rendus à Saint-André de Eaux, pour une promenade en barque dans le Parc Naturel Régional de Brière. Le guide, Anthony Mahé, et son assistant, nous mènent au cœur de marais en suivant les canaux pour observer la faune et la flore, et nous commentent les coutumes qui avaient cours autrefois et celles d’aujourd’hui.

            Le marais a un statut particulier, les habitants de ce territoire en sont propriétaires en indivision, ce qui leur permet de pêcher, chasser, récolter le chaume et la tourbe en toute liberté, en respectant, bien sûr, les périodes légales de chasse et de pêche. Cette promenade nous mit en appétit et nous rejoignîmes à pied « l’Auberge du haut Marlan » au cœur du parc.

 

            L’après-midi est consacré à la visite du village typique de « Kerhiney ».. Notre guide, Annick, après une description détaillée de la vie brièronne jusqu’en 1950, nous a fait découvrir les maisons traditionnelles, et en particulier l’intérieur de l’une d’entre elles, reconstituée dans sa version du XVIIIème siècle. Puis Annick nous a accompagnés jusqu’à Pradel, un lieu-dit proche de Guérande, où nous avions rendez-vous avec un « Paludier »  pour la visite de la « Terre de sel ».

 

            A notre arrivée dans la Coopérative du sel de Guérande, nous sommes accueillis par une guide, particulièrement compétente, puisqu’elle même, « paludière », est en charge d’une saline. Après un historique de la profession, elle nous a présenté les outils utilisés tout au long de la saison, depuis la réparation des salines jusqu’à la récolte.

 

            Second jour

            L’autocar, obligatoire pour pénétrer dans les sites du programme de la journée, nous attendait devant l’hôtel.

            Nous retrouvons une charmante guide devant les locaux de notre prestataire, « Escal’Atlantic », puis nous pénétrons dans les Chantiers (navals) de l’Atlantique où nous découvrons le gigantisme du site, avec les différents stades de fabrication, de la plaque de tôle de plusieurs tonnes, avec son découpage et sa mise en forme, jusqu’à l’assemblage final. Puis ce sont les équipements et aménagements définitifs, très différents selon qu’il s’agit d’un méthanier ou d’un paquebot de croisière. Le déplacement de telles masses se fait par un jeu d’écluses et de mouvements d’eau.

            Cette visite des différentes parties des Chantiers se fait dans des conditions de sécurité très strictes, souvenez-vous … du dramatique accident de 2004.

            Bien que très robotisée, la construction des navires nécessite un minimum d’intervention humaine, et les conditions de travail sont parfois très pénibles, autant sur le plan de la difficulté que celui de la température, en été comme en hiver.

 

            A la fin de ce périple, nous nous retrouvons dans le Grand Salon d’Escal’Atlantic pour le repas de midi. La particularité des locaux de ce prestataire est de taille : nous sommes à l’intérieur de la base sous-marine de Saint-Nazaire, de triste souvenir, mais qui fait, aujourd’hui, partie de la ville et même en est un des symboles.

 

            En début d’après-midi, nous visitons le sous-marin « Espadon », de type classique, opérationnel entre 1950 et 1975 dans toutes les mers du globe. Nous découvrons la promiscuité des équipages et les conditions de vie dans un tel navire, avec les risques encourus, en plongée, même en temps de paix ; Nous pouvons aussi nous rendre compte que comme dans l’aéronautique la miniaturisation des équipements a fait de grands progrès au cours de ce dernier quart de siècle.

 

            Le gigantisme continue, dans un domaine qui nous est plus familier, avec la visite de l’usine où sont fabriqués des éléments d’Airbus. Nous visitons la chaîne où sont fabriqués les pointes avant des A320 et dérivés, des A330, A340 et de l’A380.

 

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