VISITE A TOULOUSE

 

            L’Aéronautique, chère à tous, est le thème du voyage organisé les 5, 6 et 7 octobre 2004 à la Cité de l’Espace et à AIRBUS, auxquels nous avons ajouté une visite de la ville de Toulouse.

            Arrivés à pied d’œuvre en fin de matinée, l’après-midi du mardi 5 est consacrée à la visite à pied du « Vieux Toulouse ». Départ de notre restaurant avec la guide nommée Sibylle, très souriante et très cultivée.

            Premier arrêt, place Wilson, avec son bassin central au milieu duquel trône la statue de « Goudouli », poète de langue d’Oc (début du XVIIème siècle), qui ne devait pas manquer d’inspiration si le talent de sa muse était au niveau de sa beauté sculpturale.

            Nous prenons ensuite la direction du Capitole, maison commune édifiée par les « Capitouls » (magistrats municipaux), aujourd’hui Hôtel de Ville de Toulouse. Nous y visitons de magnifiques salles ; Gervais, Henri Martin et la salle des Illustres, dédiée aux gloires toulousaines. De splendides tableaux et plafonds ornent des salles.

            Nous continuons notre visite par la Basilique Saint-Sernin (édifiée aux XIème et XIIème siècles pour abriter le tombeau de Saint-Sernin), la plus célèbre et la plus belle des grandes églises du Midi, la plus riche de France en reliques. Elle comporte un clocher octogonal à cinq étages de 65 mètres de haut.

            Le couvent des jacobins, bâti par les Dominicains aux XIIIème et XIVème siècles, est un ensemble monastique gothique, où l’on découvre une voûte en palmier soutenant le chœur polygonal. Ce couvent fut transformé en quartier d’artillerie sous le Premier Empire et était encore intégré dans le Lycée Pierre de FERMAT avant d’être finalement réhabilité, après de longs travaux de restauration, achevés en 1974.

            L’Hôtel de Bernuy abrite aujourd’hui le lycée Pierre de Fermat. Il a été construit par Jean de Bernuy, négociant pastelier au XVIème siècle, période très faste pour les pastels.

            Après ces visites, nous avons pu nous détendre au bord de la Garonne, en prenant un rafraîchissement. La situation très centrale de l’hôtel a permis à ceux qui le souhaitaient de poursuivre la visite de Toulouse en nocturne et en particulier d’admirer les illuminations du Capitole. Et tout près, l’hôtel « Au Grand Balcon » arbore encore son enseigne, là où furent hébergés tous les pilotes de légende de l’Aéropostale.

            Le lendemain matin, un car nous a conduit à la Cité de l’espace. Un guide compétent nous y attendait. La visite commence par une échelle des distances qui devient une échelle des temps, les mètres, puis les kilomètres deviennent des années lumière, démonstration faite par 27 panneaux successifs, montrant des images (de vraies photos au départ centrées sur la Cité de l’espace) de carrés successifs, le premier de 1 mètre de côté vu d’une altitude de 1 mètre, puis de 10 m d’altitude, puis de 100 m de coté vu de 100 m d’altitude, jusqu’à 10² mètres, où l’on est censé voir tout l’univers, un univers plein de vide dès qu’on quitte la Terre.

            Ensuite visite de la maquette de notre système solaire, où nous avons un aperçu de l’échelle des planètes. De là, nous passons à la découverte d’ARIANE 5, et des différents composants de la fusée. Et nous assistons à la découverte des origines et de l’évolution de notre planète, dans une salle, le Terradome, où les dimensions et le temps évoluent à grande vitesse, quelques milliards d’années parcourus en une dizaine de minutes.

            Après le repas, pris sur place, nous avons été invités à pénétrer dans la station russe « MIR ». Trois exemplaires de MIR ont été construits. Un deuxième exemplaire était utilisé en piscine pour l’entraînement des cosmonautes. Celui que nous visitons, avant d’être racheté par la Cité de l’Espace, servait de laboratoire au sol. Il donne une bonne idée de l’espace confiné, dans lequel ses occupants évoluaient en apesanteur. Claustrophobes, s‘abstenir !

            Dans le Planétarium, nous avons assisté à une présentation des étoiles de notre galaxie.

            Une visite du parc nous a permis de découvrir divers satellites. Nous avons terminé par le pavillon de expositions. Cette journée nous a paru bien courte, bien que nous ayons parcouru plusieurs milliards d’années-lumière.

            Le lendemain matin, jeudi 7 octobre, nous avions rendez-vous chez AIRBUS pour une visite des différents sites de production et de montage. Nous avons aperçu dans les halls de montage les avions de la gamme A320, A330 et A340. L’A380 n’était pas au programme de la visite ; il et donc resté caché derrière les portes de son hangar, ce que beaucoup ont regretté. Mais nous avons pu assister au décollage et à l’atterrissage du BELUGA, le super-cargo, qui transporte les morceaux d’Airbus entre les divers sites de fabrication européens.

Nous retiendrons de cette visite le avions d’AIRBUS, même si certains auraient souhaité les voir de plus près, la visite de la Cité de l’Espace, qui nous a donné le vertige en nous plongeant dans l’Univers, et la découverte de la ville de Toulouse pour ceux qui ne la connaissaient pas.

Michel VIDEAU