Quelques événements du 22 JUILLET

22 juillet 732
Victoire de Charles Martel sur le roi des Sarrasins Abd Al-Rahman. Ce dernier, ayant conquis l'Espagne, avait franchi les Pyrénées, et s'était avancé jusqu'à Tours, à la tête de quatre cent mille hommes. Charles Martel, par son mérite, sa prudence et sa valeur, remporta la victoire la plus complète sur cette formidable armée ; à peine, disent tous les historiens, en échappa-t-il vingt-cinq mille.

22 juillet 1137
Mariage de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine. Cette union donne à Louis VII la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, la Marche, l'Angoumois, la Saintonge et le Périgord.

22 juillet 1209
La croisade contre les Cathares et les Vaudois, dite Croisade des Albigeois, commence par le massacre, à Béziers, de milliers de personnes (catholiques et hérétiques), et par l'incendie de la ville.

22 juillet 1461
Le roi Charles VII meurt à Mehun-sur-Yèvre (près de Bourges), les uns disent d'un abcès à la gorge, d'autres d'un cancer à la joue.
Fils et successeur de Charles VI, il fut surnommé le Victorieux, parce qu'il reconquit tout son royaume sur les Anglais. Cependant on lui en dispute l'honneur, et on prétend qu'il fut principalement redevable de sa courone au courage de la Pucelle d'Orléans, du brave comte de Dunois, et d'autres habiles généraux. « Charles VII, dit le président Hénaut, ne fut en quelque sorte que le témoin des merveilles de son règne ; on eût dit que la fortune, en dépit de l'indifférence du monarque, et pour faire quelque chose de singulier, s'était plu à lui donner à la fois des ennemis puissants et de vaillants défenseurs, sans qu'il semblât avoir part aux événements : ce n'est pas que ce prince n'eût beaucoup de courage ; mais s'il paraissait à la tête de ses armées, c'était comme guerrier, et non comme chef. Sa vie était employée en galanterie, en jeux et en fêtes. Un jour La Hire, étant venu lui rendre compte d'une affaire importante, le roi tout occupé d'une fête qu'il devait donner, lui en fit voir les apprêts, et lui demanda ce qu'il en pensait : Je pense, dit La Hire, que l'on ne saurait perdre son royaume plus gaiement. Cependant quelques historiens, trompés aux prodiges de son règne, n'ont pu imaginer qu'il n'y ait point eu quelque part, et lui ont donné le titre de Victorieux. »
C'est sous lerègne de Charles VII, vers l'an 1440, que l'on découvrit, en Allemagne, l'art de l'imprimerie. Jean Gutenberg, aidé de ean Fauste et de Pierre Schoeffer, après avoir fait plusieurs essais, parvint, vers l'an 1450, à imprimer des ouvrages entiers. On imprima d'abord sur des planches fixes, puis avec des caractères mobiles de bois, et enfin Schoeffer inventa les caractères de fonte.
Charles VII est le premier de nos rois qui ait imposé de nouveaux tributs, sans le concours des états-généraux. On ne connaissait point encore sous ce règne les dentelles en France, et les chemises étaient de serge. Jusqu'à Charles VII, le latin était la seule langue dont on donnât des leçons publiques dans l'université de Paris. En 1458, Grégoire de Tipherne obtint la permission d'y enseigner le grec.

22 juillet 1792
Devant la menace d'invasion du territoire par les armées prussienne et autrichienne, l'Assemblée législative, le 11 juillet 1792, avait décrété la « Patrie en danger ». Un peu partout, dans Paris, se sont ouverts des bureaux d'enrôlement, sur les places et aux carrefours. Le 22 juillet, une grande manifestation a lieu sur le Pont-Neuf où l'on voit défiler les premiers volontaires.

22 juillet 1802
Mort de Bichat, physiologiste français, né à Thourette en 1771. Après la mort de Desault, son maître, il fit des cours sur l'anatomie, la physiologie, les maladies des os, et les opérations chirurgicales ; bientôt il publia un Traité des membranes, des Recherches sur la vie et la mort, et une Anatomie générale. Il fut nommé médecin de l'Hôtel-Dieu en 1800, et deux années après il succomba à une violente maladie. « Bichat, écrivit Corvisart au premier consul, vient de mourir sur un champ de bataille qui compte aussi plus d'une victime : personne, en si peu de temps, n'a fait tant de choses et aussi bien. »

22 juillet 1832
Mort de l'Aiglon, fils de Napoléon et de Marie-Louise, d'une maladie de poitrine, ayant pris froid lors d'une parade militaire. Il n'avait que quatre ans lors de la seconde abdication de son père, et avait été élevé en Autriche dans la famille de sa mère.

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